Analyses · · Par Soel Ngaba

Les indispensables à connaître pour la signature d’un contrat artistique

Les indispensables à connaître pour la signature d’un contrat artistique

Le constat de notre pratique est simple : les artistes camerounais et africains manquent encore d’une information utile sur leurs droits. Les prestations restent trop souvent sans accord formalisé. Le recours à l’expertise n’est pas un réflexe, malgré le travail de sensibilisation des associations et de l’OAPI elle-même.

Il s’agit ici des éléments essentiels — parfois obligatoires — d’un contrat artistique, en dehors de l’adhésion éventuelle à une société de gestion collective.

Le cadre camerounais

La propriété littéraire et artistique n’est pas la propriété industrielle. Au Cameroun, le texte est la loi n° 2000/011 du 19 décembre 2000 relative au droit d’auteur et aux droits voisins.

L’artiste ou l’interprète dispose de prérogatives morales et patrimoniales. Lui seul en fixe les conditions d’exploitation, en tire un profit, en contrôle la diffusion et en assure le respect.

Par le contrat dit « artistique », il autorise l’exploitation en déterminant les droits cédés ou concédés, le territoire, la durée et le but.

Clauses communes

Autres clauses à soigner : la propriété de l’objet n’emporte pas celle du droit d’auteur ; la loi applicable (surtout à l’international) ; résiliation ; garanties et assurances ; transport, remise, conservation, retour ; moyens mis à disposition en cas de commande ou de résidence.

Interdits

Des dispositions spéciales existent pour les contrats de représentation, d’édition et de production audiovisuelle.

Team EKEME LYSAGHT